2017-08-03

Hélène Capon

Hélène, Elaine, Helaine _  Capon, Caponne, Capoune
(Sosa 1401)

Elle est longtemps restée mystérieuse Hélène Capon, et son prénom me touche.

Alors qu’elle a vécu trente sept ans dans le Var, à Saint-Julien, elle a réussi à nous cacher ses trois actes BMS dans les archives 04 des Alpes de Haute Provence, dans des bourgs où je n’aurais pas pensé la chercher.


Voici ses trois actes Baptême, Mariage, Sépulture, 
néanmoins passionnants, mais qui résument si peu de la vie de mon ancêtre.

Naissance
Sa famille habite à Valensole lorsque naît Hélène Caponne, le 10 avril 1651. Honoré Capon est jardinier. La mère, Catherine Arnaud, donne ensuite trois sœurs à Hélène : Marie, Jeanne et Marguerite.


Mariage
A l’âge de vingt quatre ans, Hélène épouse Claude Aymar. Rien n’explique la raison pour laquelle leur mariage a été célébré à Manosque. Ce mariage a fait l'objet du billet précédent.

Le couple vit à Saint-Julien où naissent leurs onze enfants.

Décès
En 1712, Hélène a soixante et un ans. Elle se trouve dans la maison de Maximin, son fils qui habite à Gréoux. Marguerite, sa belle-fille vient d’accoucher, leur petit Claude est né le 30 décembre.
Le 4 janvier, notre grand-mère s’éteint, elle est enterrée à Gréoux.


"Hélène Capon femme de Claude Aymar du lieu de St-Julien estant venue icy pour les couches de sa belle fille, agée environ de soixante ans après avoir receu les sacremens pendant sa maladie est morte le 4e de janvier de l'année 1713 et elle a esté enterrée le lendemain dans le cimetierre de cette parroisse"


L'église de Gréoux 

Il me semble, en feuilletant les pages de ce registre, que plusieurs personnes sont mortes de maladie à cette époque. Le curé de Gréoux emploie la même formule dans tous les actes de décès.
Nous apprendrons cependant dans un prochain billet à rester prudent et à ne pas prendre à la lettre ce qui est inscrit dans les registres de sépulture.

Gréoux

Claude Aymar reste veuf pendant sept ans. Lui qui, en 1688, pensait qu’il allait mourir lorsque j’ai écrit le RDVAncestral, il est encore bien plus vaillant qu’il ne croit.


Famille Aymar au XVIIe siècle :







2 commentaires:

  1. Effectivement, 3 actes pour une vie, mais onze enfants ! On imagine une vie bien remplie, faite de bonheurs et de chagrins comme beaucoup de nos ancêtres, mais tu nous en diras certainement un peu plus....

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  2. La vie des femmes d'autrefois m'interpelle. J'essaye souvent de marcher aux côtés d'Hélène sur la route de Gréoux, elle se hâtait pour assister sa belle-fille qui allait accoucher. Allait-elle à pied ou avec une mule ?

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