2016-11-01

Un tout petit village

 Aubenas-les-Alpes


Ouvrir un très vieux registre (AD 13)
et trouver un contrat de mariage passé en 1655 à Marseille.

Celui d’Estienne Mauroux et Anne Gatte.

Ajouter un lieu où pousse un rameau ancien 
Aubenas-les-Alpes se trouve dans le diocèse de Sisteron. 


Perché sur une colline où pousse la lavande, entre la montagne de Lure et le Luberon, ce village minuscule, peut-être le plus petit village de France, compte aujourd’hui cinq habitants, dans l'unique rue. 

Une toute petite église du XIIème siècle et quelques maisons en pierre du XVIème siècle, en contrebas d’une demeure seigneuriale dite le Château.

Assises là, sur un banc en pierre, deux amies octogénaires discutent tranquillement, l’une d'elles nous propose spontanément d’ouvrir l’église. Je dis que mon ancêtre est né ici. Le nom de son père Jean Mauroux (qu’elles prononcent Morouss ) aussi bien que celui de sa mère Magdeleine Reynier, leur apparaissent familiers. Elles nous montrent le lieu-dit les Mauroux proche des Reynier, deux belles propriétés avec de grandes maisons en pierre, un pigeonnier, des terres … 
Cela n’étonne nullement ces deux femmes très réactives que je cherche mes ancêtres, dont elles sont sûres qu’ils sont au cimetière attenant !


Aubenas-les-Alpes, les Mauroux et les Reyniers


Etienne Mauroux (sosa 1162) habitait à Marseille depuis quelque temps déjà lorsqu’il signa, le 4 mai 1655, le contrat régissant son union avec honeste filhe Anne Gatte. 

Il semble qu’Estienne ait touché avec sa dot sa part d’héritage. Il ne pourra désormais plus prétendre avoir d’autres biens à Aubenas. C’était la coutume de laisser la propriété à l’aîné. Son frère Gaspard a fait le voyage jusqu’à Marseille pour le mariage d’Etienne, il est chargé par leur père d’apporter l’acte fixant les conditions.
Mais Estienne fait un beau mariage car Anne est bien dotée. Son aïeul Jacques Gatte a pensé à elle en faisant son testament deux années plus tôt. Il donne à sa petite fille vigne arbre et bastidon. Guilhen Gatte et sa femme Jeanne Sarde, les parents de la jeune épousée se montrent satisfaits de ce mariage  ayant le présent mariage agréable chacun d’eux constitue en augment de dot…
 Leur descendance sera marseillaise, une suite de six générations cultivant la terre : laboureur, ménager, puis jardinier, horticulteur…

Voici la suite de ce récit à lire en suivant ce lien  :
Une constellation familiale en Luberon, éclairée par le testament de l'aïeul Jean Mauroux, en 1656.


2 commentaires:

  1. beau texte délicieusement illustré,où trouvez vous ce temps pour les publier ,tant de travail derriére ces mots et surtout tant d'humain et de générosité merci

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    1. Merci de ce charmant commentaire. Je me régale à écrire ce qui est pour moi un récit de voyage dans l'espace et dans le temps. D'ailleurs il y a une suite de ces visites en Provence en été 2017.

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