2017-11-12

Fabien A. un mariage d’amour bien arrangé

Elle, Thérèse, ravissante, la taille fine, une artiste qui dessine ...
Lui, Fabien, séduisant, médecin chercheur ...



Leurs fiançailles sont annoncées en octobre 1909.


Le contrat de mariage est signé le 19 novembre 1909, au domicile de la famille de Thérèse, place des Célestins.

Sans tarder, le mariage est célébré le mardi 23 novembre 1909 à la mairie, suivi de la cérémonie à l’église Saint-François de Sales à 11h.
Les témoins de Thérèse sont ses deux oncles ; sa mère est veuve depuis neuf ans.
L'oncle paternel, Louis Chartron, est d’autant plus proche qu’il a épousé Fanny, sa tante maternelle.

L'oncle, Jean Morat, a certainement joué un rôle important pour organiser ce mariage, c’est ce que je vais vous expliquer ....


Le jeune couple part en voyage de noce en Italie, ils réalisent le rêve des jeunes gens de leur l’époque.
La photo ne laisse aucun doute, ces deux là sont heureux et amoureux.

Pourtant il semble bien que ce soit un mariage arrangé, ce qui était encore la norme au début du XXème siècle. En tout cas s’il y a eu des intermédiaires, on se doute que la tante de Thérèse a eu un choix judicieux. Son mari Jean Morat, professeur de médecine à Lyon est originaire du même lieu que la famille de ce jeune docteur
La tante comme la nièce épousent un docteur en médecine habitant le même lieu de Saint-Sorlin en Mâconnais.
Quelques années plus tard en 1920, Georgette, la jeune sœur de Thérèse a 25 ans, elle est mariée avec Pierre qui a 33 ans, c'est un cousin issu de germain de Fabien ; le couple a  exactement le même âge que Thérèse et Fabien lors de leur mariage.

Une histoire de cœurs
Fabien avait examiné 2000 cœurs avec les nouvelles techniques des Rayons X. En effet sa thèse de médecine qu’il a soutenue trois ans avant son mariage, s’intitule poétiquement « les aires de projection du cœur pathologique ».

Son cœur a semble-t-il trouvé en Thérèse la compagne idéale, leurs deux cœurs s’unissent pour 33 ans de vie commune.

Le cœur de Fabien s’arrête de battre en octobre 1942, terrassé par une crise cardiaque.
Sa veuve vit encore huit années, jusqu’en octobre 1950

La mémoire familiale retient que Thérèse a joué discrètement son rôle d’épouse qui a su assister Fabien A, elle dessinait les croquis de ses publications archéologiques. Elle avait une grande patience pour accepter son savant de mari, passionné par ses recherches mais parfois éloigné de la réalité quotidienne de sa nombreuse famille.

Pour mieux connaître Fabien, vous pouvez lire aussi :



Fabien A. un collégien déterminé dans ses résolutions

Pour rencontrer Thérèse, un #RDVAncestral le 20 octobre 1915 :

Promenade vers la Place Bellecour en 1915



2 commentaires:

  1. Je n'avais pas fait le rapprochement entre le jeune garçon du RDVAncestral et le brillant docteur Arcelin ! Du coup, je viens de regarder la ligne de vie (impressionnant !) et de relire les quatre billets consacrés au très élagant Fabien A.
    Bonne journée chère Marie !

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  2. Merci Marie pour cette lecture attentive. Ce grand-père est absolument sous-estimé et j'ai souhaité rassembler la ligne de sa vie pour le mettre au centre de sa famille, en éclairant son parcours personnel.

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