2015-11-29

Ils étaient 5 frères partis à la Grande Guerre

Ils étaient cinq frères dans la famille Mounier, cousins germains de ma grand-mère Constance
Leurs parents, Félicien et Victoire, ont eu dix enfants qui sont nés à Rochepaule en Ardèche, dans ces maisons du hameau de Reynaud.



Deux d'entre eux sont Morts pour la France :

Régis Sylvain, 1m 66. Cheveux, yeux et sourcils, châtains, visage ovale. 
En octobre 1900, il a tiré le n°58 et il a fait son service militaire du 19 novembre 1900 au 21 octobre 1903, dans la section des commis et ouvriers militaires. Il est allé en Campagne en Tunisie au 4e colonial. On lui a accordé un certificat de bonne conduite. Ensuite en 1906 et en 1908, il a effectué deux périodes d‘exercices au 4eRI.

En 1912, il travaillait comme domestique au château de la forêt de Saou, près de Montélimar. La villa Tibur est cette grande maison aux murs roses. 


Le 3 août1914, Régis partit à la Grande Guerre avec le matricule 1398, pour servir comme soldat au 119 RI. Il passa au 109 RI le 25 septembre 1914; puis au 142 RI, le 6 octobre 1914. 
Il faut dire que les hommes tombaient sur le front, il fallait les remplacer.


Régis est tué à l’ennemi le 23 août 1916 au secteur de Fleury Thiaumont dans la Meuse, il participait à la bataille de Verdun avec le 342 régiment d’infanterie.
Voici sa tombe, numéro 10116, dans la nécropole nationale de Douaumont.



Joseph Henri,  1m 59. Cheveux, yeux châtains, nez rectiligne, visage large. 
Il est déclaré bon pour le service, malgré une faiblesse sans tare organique. 
C’est le benjamin de la famille, il a été appelé le 1 février 1916, avec le matricule 345, pour servir comme soldat au 11e régiment d’infanterie.
Le 18 mars 1816, il est proposé pour réforme à cause d’une maladie contractée en service, une bronchite suspecte. Il est renvoyé dans ses foyers en congé illimité.  
Joseph est mort le 24 février 1917 dans la ferme où habitaient ses parents à Rochepaule. Il n’avait pas 22 ans. (MplF)


Les autres fils de la famille Mounier

Jean Saturnin, né en 1882
C’est celui des gars qui est allé à l’école primaire le plus longtemps, Degré d’instruction 3.  Il avait les yeux bleus, il fut ajourné à cause de sa myopie en 1903. Mais ce n’était pas une raison pour ne pas participer à la Grande Guerre, il fut maintenu au service du 15e escadron du train à Lyon du 16/05/1915 au 21/08/1918. 

Gustave Jérémie né en 1889
Soldat 2ème classe, parti le 3 août 1914, avec le 61e RI, jusqu'en janvier 1917.
Il est allé surle Front d' Orient le 28 janvier, il fut  rapatrié le 27 mars 1917. Classé inapte et détaché.

Xavier Frédéric Rémi, né en 1891 
Soldat de 1ère classe au 61e RI, puis au 75 RI., puis au 55 RI, puis au 43 BC, et 12e tirailleurs sénégalais infanterie coloniale
Il fut blessé plusieurs fois : au dos par éclat d’obus le 12 août 1914, blessé à la main gauche le 16 mars 1916 à Thiaumont.  Parmi ses permissions, trois jours de congé accordés pour le décès de son frère en mars 1917 ont dû être fort tristes. Finalement il fut évacué, malade en 1918. Le compte-rendu médical précise : Invalidité à 10% pour ankylose 1ère et 2ème phalange de l’index gauche. 2e cicatrice verticale sur les cotes. 
« Agent de liaison d’un grand courage au cours des combats du 17 août au 14 mars 1917 a réussi à plusieurs reprises à assurer la liaison avec des tranchée d’avant-garde, isolées sous un violent tir de barrage. »
Il a été récompensé par la Croix de guerre.

Et les beaux-frères, les cousins…

Un beau-frère :


Jean Pierre Xavier Delorme, né en 1873, époux de Marie Léontine

Il participa à la campagne contre l’Allemagne du 25 août 1915 au 24 janvier 1916. Il fut blessé par éclat d’obus au pouce droit, au cours de combats de La Targette, le 23 mai 1915. A la suite de cette blessure, il a subit une amputation du pouce droit qui lui a valu une pension de retraite.

Un cousin  :


Régis Firmin Delaygue, né en 1894

Fils de Marie Élisa Mounier et de Jean Claude Delaygue, c’est un cousin germain.
D’abord réformé pour tuberculose, il partit en Campagne contre l’Allemagne à l’intérieur en 1915, avec un régiment d’infanterie.
Régis est fait prisonnier le 20 octobre 1916 aux tranchées de la Maisonnette, interné au camp de St-Quentin. Rapatrié et arrivé le 17 janvier 1919.
Il percevait une pension d’invalidité, pour gène fonctionnelle notable suite à des blessures par éclat de grenade sur la malléole interne et la cuisse gauche.
Il souffrait aussi d’hyperacousie par otite et d’une mauvaise vue.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci pour le commentaire que vous laisserez !