2016-06-09

H _ Horloge


Le temps qui passe est rythmé par le tic-tac de cette horloge, elle sonne les heures pleines et les demi-heures. La sonnerie de l’heure est répétée, ce qui permet de compter les coups de marteau pour connaître l’heure sans se tromper. La sonnerie est forte car elle devait être audible dans toute la maison. La cloche était en airain à l’origine, mais elle a dû être cassée et remplacée par une cloche en bronze.
Le cadran est une plaque de laiton repoussé, le fronton représente le soleil et des cornes d’abondance. Les aiguilles portent un soleil. La décoration est un émail fleuri. Les chiffres grossièrement dessinés témoignent de l’ancienneté de l’horloge.
Le coffre en bois est peint, une ouverture arrondie permet de voir le balancier.

Les colporteurs voyageaient dans toutes les régions de France, ce qui explique que ces horloges ne soient pas rares. Lors d'un premier passage dans les maisons, ils proposaient aux clients de garder l'horloge jusqu'à leur retour. Entre temps chacun avait pu se familiariser avec le tic-tac et l'horloge restait à demeure.
Cette horloge comtoise date de 1820 environ.

Cette date me permet de supposer que ce doit être Jean François Audibert qui a pu l’acquérir. L'horloge devait être d’un bel effet dans son auberge.

7 commentaires:

  1. Ah le temps qui passe, toute une histoire ! L'anecdote sur les colporteurs qui vendaient leurs horloges est très intéressante !

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  2. Encore un bel objet qui nous fait voyager dans le temps !

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  3. C'est le seul souvenir concret que j'ai voulu garder de mes parents : l'horloge qui maintenant égrène pour ma famille le temps comme elle l'avait fait pour eux...

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  4. Cette horloge ressemble beaucoup à d'autres que j'ai vues en Savoie, pays de colporteurs.

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  5. Je me demande comment les colporteurs pouvaient transporter ces horloges depuis la Franche-Comté où elles étaient fabriquées; en particulier sur les routes des Alpes.

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  6. Réponses
    1. Les colporteurs voyageaient avec de mulets. Pour répondre à votre commentaire, j’essaye d’imaginer comment ils étaient accueillis dans le bourg. Peut-être étaient-ils venus à l’occasion de foires ou de marchés. Ils arrivaient à l’auberge et ils laissaient leur mulet au soin d’un fils de l’aubergiste qui était muletier (mais plutôt au XVIIIème siècle).
      Voilà un sujet pour d’autres billets à écrire sur ce blog !

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